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ALAS : chaque euro doit profiter aux salariés

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Des moyens au service des salariés, des décisions utiles et des résultats concrets. Les fonds de l’ALAS doivent d’abord bénéficier aux salariés, à travers des prestations concrètes, accessibles et tangibles. La CFE défend une approche pragmatique, responsable et indépendante : oui aux projets utiles, à condition qu’ils apportent une réelle valeur aux bénéficiaires. La transition environnementale ne doit pas s’opposer à l’action sociale : elle doit aussi améliorer le quotidien des salariés.

À qui doivent profiter les moyens de l’ALAS ?

La réponse devrait être évidente : aux salariés.

L’ALAS a pour vocation de développer, maintenir et améliorer des prestations sociales, culturelles, sportives et de loisirs accessibles au plus grand nombre. C’est le principe qui guide la CFE. Nos valeurs nous conduisent à poser une question simple avant chaque décision :

Quel bénéfice concret pour les salariés ?

Environnement : oui, mais au bénéfice des salariés.

La CFE n’est pas opposée à la réflexion environnementale. Le travail engagé peut permettre d’identifier des pistes intéressantes. Nous devons encourager les démarches qui permettent de conjuguer bénéfice environnemental et bénéfice social.

La question n’est donc pas de choisir entre environnement et salariés. La vraie question est :

Comment agir pour l’environnement tout en améliorant le service rendu aux salariés ?

Chaque dépense doit démontrer son utilité. Les ressources de l’ALAS sont collectives. Leur utilisation doit donc être appréciée avec responsabilité. Un euro consacré à une prestation externe est un euro qui ne finance pas directement une activité, une aide, une réduction tarifaire ou un nouveau service. Cela ne signifie pas qu’une étude ou un accompagnement est inutile par principe. Cela signifie qu’il faut pouvoir mesurer sa valeur ajoutée pour les bénéficiaires. Combien de salariés en profiteront ? Quel sera le bénéfice concret ? Quel sera le coût pour l’ALAS ? Peut-on obtenir le même résultat autrement ?

Ces questions ne sont pas des obstacles : elles relèvent d’une gestion responsable.

Une transition qui ne doit pas être vécue comme une contrainte. Les premiers pas de cette étude soulignent l’intérêt de privilégier l’incitatif plutôt que le restrictif. C’est une approche que nous partageons et défendons depuis longtemps. Convaincre plutôt que contraindre. Proposer plutôt que supprimer. Améliorer plutôt que renoncer. Une transition réussie doit proposer aux salariés des alternatives attractives, accessibles et utiles.

Notre vote : une position de responsabilité et de démocratie.

À la CFE, la démocratie est ancrée dans nos gènes. Elle est au cœur de notre fonctionnement, que ce soit au sein de l’ALAS, du CSE ou de notre propre section syndicale.

Lors de l’AGO du 26 mai 2026, la CFE a fait le choix de voter contre la proposition d’accompagnement. Ce vote exprimait notre analyse et nos réserves sur l’utilisation des moyens de l’ALAS, et notamment sur la nécessité de garantir un bénéfice concret pour les salariés.

Mais voter contre une proposition ne signifie pas refuser la décision collective.

Parce que nous sommes profondément attachés à la démocratie, nous respectons le résultat du vote et la décision qui en découle. La démocratie, c’est aussi accepter qu’une décision puisse être différente de celle que nous avons défendue. C’est pourquoi nous participerons pleinement au travail engagé. Notre vote ne nous exonère pas de notre responsabilité d’élus et de représentants des salariés.

Au contraire : nous continuerons à participer, à proposer, à questionner et à défendre nos convictions au sein de cette démarche.

Notre objectif reste inchangé : que ce travail débouche sur des actions utiles, concrètes et tangibles pour les salariés.

À la CFE, nous pouvons être en désaccord sur une décision, tout en respectant la démocratie et en travaillant collectivement à sa réussite. C’est aussi cela, notre conception de l’engagement syndical : avoir le courage de défendre ses convictions, savoir accepter le choix démocratique et rester pleinement acteur de la suite.

Notre boussole : les salariés

La CFE défend une ALAS utile, responsable, indépendante et tournée vers l’avenir. Une ALAS capable de faire évoluer ses pratiques, de répondre aux enjeux environnementaux, mais aussi de préserver son objectif premier : offrir au plus grand nombre des prestations de qualité et accessibles. Le travail engagé peut être une opportunité de moderniser l’offre, de développer la mutualisation et de renforcer l’accès aux activités.

Mais une condition doit rester incontournable : Les fonds de l’ALAS doivent d’abord revenir aux salariés avec des prestations concrètes, des bénéfices tangibles, des choix responsables et une gestion transparente.

C’est cette exigence que la CFE continuera de défendre : agir pour les salariés, avec les salariés et d’abord à leur bénéfice.