À la CFE-CGC, nous considérons que la réussite d’une prestation ALAS ne se mesure pas uniquement à son prestige ou à son attractivité. Elle se mesure aussi à sa capacité à bénéficier au plus grand nombre, dans des conditions équitables et avec une utilisation responsable du budget des Activités Sociales.
C’est précisément la raison pour laquelle la CFE-CGC s’est opposée à la prestation Disneyland Paris 2026 telle qu’elle a été présentée.
Pourquoi la CFE-CGC a voté contre Disneyland 2026 ?
Notre opposition ne portait pas sur la destination. Disneyland Paris reste une sortie familiale appréciée et attractive.
En revanche, nous avons estimé que les modalités proposées soulevaient plusieurs questions d’équité.
La prestation reposait sur un prix CE unique de 600 € par participant alors que le coût réel variait fortement selon la composition des chambres. Le dossier fournisseur indiquait en effet des tarifs allant de 729 € par personne en chambre de quatre adultes jusqu’à 1 099 € pour une personne seule.
Concrètement, cela signifiait que certains bénéficiaires recevaient une aide ALAS beaucoup plus importante que d’autres.
À titre d’exemple :
- Chambre de 4 personnes : aide d’environ 18 %.
- Chambre de 3 personnes : aide d’environ 22 %.
- Chambre de 2 personnes : aide d’environ 30 %.
- Chambre individuelle : aide d’environ 45 %.
Cette situation nous a semblé difficilement justifiable alors même que le nombre de places était limité à seulement 100 participants.
Pour un budget ALAS conséquent, seuls quelques salariés pouvaient ainsi bénéficier de cette prestation.
Une autre vision pour 2027
Plutôt que de concentrer les moyens sur un faible nombre de bénéficiaires, la CFE-CGC a porté une proposition alternative pour 2027 visant trois objectifs :
- Faire partir beaucoup plus de salariés et de familles.
- Réduire le coût restant à charge.
- Donner davantage de liberté dans l’organisation du séjour.
Notre proposition repose sur des séjours « parcs sans transport » permettant aux salariés de gérer librement leur déplacement.
Cette approche présente un avantage majeur pour les destinations parisiennes comme Disneyland Paris ou le Parc Astérix.
Les salariés qui le souhaitent peuvent naturellement se rendre directement au parc, mais ils peuvent aussi profiter de leur séjour pour découvrir Paris, visiter des musées, se promener dans la capitale ou organiser leur voyage selon leurs envies et leurs contraintes.
La liberté remplace le cadre imposé.
Un prix plus juste pour tous
La seconde innovation consiste à afficher directement le tarif ALAS en fonction de la composition réelle des chambres.
Par exemple pour Disneyland 2027 :
- Chambre de 4 personnes : 268 €
- Chambre de 3 personnes : 285 €
- Chambre de 2 personnes : 319 €
- Chambre individuelle : 461 €
Cette approche présente plusieurs avantages. D’abord, elle rend le système transparent et équitable. Ensuite, elle encourage naturellement les regroupements entre amis, collègues ou familles afin d’optimiser l’occupation des chambres.
Enfin, tout le monde y gagne :
- Le salarié bénéficie d’un tarif plus attractif.
- L’ALAS optimise l’utilisation de son budget.
- Le nombre total de bénéficiaires augmente fortement.
Par rapport au prix public du voyage Disney 2026, l’économie réalisée atteint environ :
- 63 % pour une chambre de 4 personnes.
- 63 % pour une chambre de 3 personnes.
- 63 % pour une chambre de 2 personnes.
- 58 % pour une chambre individuelle.
Ces niveaux d’aide sont à la fois lisibles, cohérents et profitent à l’ensemble des participants.
Trois destinations au lieu d’une seule
La proposition CFE-CGC ne se limite pas à Disneyland.
Elle prévoit également :
- Disneyland Paris
- Parc Astérix
- Parc de Peaugres avec une formule week-end découverte
Et surtout plusieurs départs (3) sur l’année pour chaque destination.
L’objectif est simple : permettre à davantage de salariés de trouver une date compatible avec leur vie familiale et professionnelle.
Une utilisation plus efficace du budget ALAS
L’un des enseignements majeurs de nos travaux est qu’à budget comparable, il devient possible de faire partir près de cinq fois plus de personnes.
Là où une prestation unique permettait de faire partir environ 100 participants, notre proposition ouvre la perspective d’atteindre près de 500 bénéficiaires répartis sur plusieurs dates et plusieurs destinations.
C’est une autre conception de l’action sociale :
- plus accessible ;
- plus équitable ;
- plus flexible ;
- plus proche des attentes réelles des salariés.
Une CFE-CGC force de proposition
Cette démarche illustre ce qui fait l’ADN de la CFE-CGC.
Nous ne nous limitons pas à commenter les projets présentés.
Nous analysons les dossiers, nous étudions les impacts budgétaires, nous recherchons des solutions alternatives et nous formulons des propositions concrètes pour améliorer les prestations offertes aux salariés.
Notre ambition est simple : permettre au plus grand nombre de bénéficier des activités sociales tout en garantissant une gestion responsable des ressources de l’ALAS.
Parce qu’une bonne prestation n’est pas seulement celle qui fait rêver.
C’est aussi celle qui permet au plus grand nombre d’en profiter.
