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Salaires dans la fonction publique : un mauvais signal pour l’attractivité du CEA

En juin, lors de la réunion organisée à Bercy avec les organisations syndicales de la fonction publique, le Gouvernement a confirmé qu’il n’envisageait pas de revalorisation générale des rémunérations en 2026, invoquant les contraintes budgétaires. Seules quelques mesures ciblées sur les carrières et certaines rémunérations ont été évoquées.

Pour la CFE-CGC SICTAM du CEA, cette orientation constitue un signal particulièrement préoccupant. Elle intervient alors que notre établissement fait face à des défis majeurs en matière de recrutement, de fidélisation et de reconnaissance des compétences.

Le CEA ne peut rester attractif sans une politique salariale ambitieuse

Le CEA exerce des missions stratégiques au service de la recherche, de l’innovation, de la défense, de l’énergie, de la santé et de la souveraineté technologique de notre pays. Ces missions reposent sur l’engagement quotidien de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens, de cadres et de personnels administratifs hautement qualifiés.

Or, ces compétences sont aujourd’hui fortement recherchées par le secteur privé, qui propose souvent des rémunérations et des perspectives d’évolution plus attractives.

Dans ce contexte, renoncer à une revalorisation générale des rémunérations revient à accentuer un décrochage déjà perceptible et à fragiliser davantage l’attractivité des carrières au CEA.

Une reconnaissance qui ne peut se limiter à quelques mesures ciblées

Les mesures catégorielles ou les ajustements de carrière peuvent répondre à certaines situations individuelles. Elles ne remplacent toutefois pas une politique salariale cohérente et lisible, permettant à l’ensemble des salariés de voir leur engagement reconnu.

Depuis plusieurs années, les augmentations générales demeurent limitées alors que les exigences professionnelles, les responsabilités et le niveau d’expertise attendu ne cessent de progresser.

Au CEA, chacun constate les difficultés croissantes à recruter certains profils, à conserver les compétences clés et à maintenir un haut niveau d’expertise dans des domaines particulièrement concurrentiels.

L’attractivité est un enjeu stratégique

Les ambitions affichées par les pouvoirs publics en matière de relance du nucléaire, de transition énergétique, d’intelligence artificielle, de technologies quantiques, de cybersécurité ou encore de recherche en santé nécessitent des équipes solides et durablement engagées.

Ces objectifs ne pourront être atteints sans une politique de rémunération à la hauteur des compétences mobilisées.

Investir dans les femmes et les hommes qui font vivre le CEA n’est pas une dépense de fonctionnement : c’est une condition indispensable au maintien de l’excellence scientifique, technologique et industrielle de notre établissement.

La CFE-CGC SICTAM reste mobilisée

La CFE-CGC SICTAM considère que la reconnaissance des salariés du CEA passe par :

  • une évolution des rémunérations qui permette de préserver le pouvoir d’achat ;
  • une meilleure valorisation des qualifications, de l’expertise et des responsabilités ;
  • des parcours professionnels attractifs tout au long de la carrière ;
  • un dialogue social permettant de construire des réponses adaptées aux réalités du terrain.

Dans un environnement où la concurrence pour attirer les talents s’intensifie, les décisions salariales prises au niveau national ne sont pas sans conséquence pour le CEA.

La CFE-CGC SICTAM continuera à défendre une politique de reconnaissance à la hauteur des missions exercées par les salariés du CEA. Parce que l’avenir de notre établissement repose avant tout sur celles et ceux qui le font vivre chaque jour.

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